24.08.2009
Bon d'accord...
Allez, si vous le voulez vraiment, je me dis que je peux passer une nuit à Paris avant de rentrer me faire chouchouter à Marseille...
¨Pour info, je pense que j'arrive à Charles de gaulle à 13.55, en provenance de Doha... je prendrai sûrement ma décision à ce moment-là. Ca fait un peu diva capricieuse de penser ça et même de l'afficher publiquement mais... tant pis !
Je voudrais bien mettre une jolie photo pou terminer tout ça...

C'est le mieux que j'ai trouvé...
Allez, on respire un grand coup et on saute dans l'avion !
07:03 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.08.2009
Boite de nuit et calligraphie
Et bien voilà, de retour à Shanghai et sa grisaille de beau temps (tiens, ça me rappelle étrangement une expression picarde ça...) Je me suis rendue compte dans le train qui me ramenait de Hangzhou que dans cette ville, meme lorsque le temps est lumineux, on ne voit jamais l'objet soleil. etrange sensation...
Retour donc dans le nouvel appartement de Shao avec la perspective d'un dernier week end nocturne ! De toute façon, puisqu'on ne voit presque pas le soleil... Alors des restaus, des concerts de Philippins qui reprennent du rock, un KTV (sorte de karaoké enfermé dans une pièce avec des petits trucs frits à manger sur la table basse... Trois heures à écouter des mièvreries chinoises c'est mignon mais un peu long...) Et puis la boite jet set chinoise (waou, l'idée me faisait rêver, évidement, vous me connaissez...) qui s'est révélée être un endroit magnifique, art déco, avec du parquet par terre, des miroirs sur tous les murs dans les WC turcs, des lustres immenses tous les trois mètres, des engrenages en cuivre couvrant des murs entiers, censés actionner des accordéons ou des hélices, des cocktails multicolores servis dans des coupes comme des corolles, des jaillissements de lumière, des colonnes sculptées et des flots de chinois en mouvement, marchant sans cesse comme dans les rues, d'autres dansants sans retenue et sans style - faut bien le dire!- Tout le monde s'amuse, danse, chante, lève les bras et au milieu de cette joyeuse et belle fête... des petites dames toute de gris vêtues qui ramassent le moindre papier et se faufilent entre les gens comme des robots qu'on voudrait invisibles... Et oui, n'oublions pas qu'en Chine on balaie même les autoroutes...
Journée orageuse encore aujourd'hui. ballade dans le quartier entre les chantiers immenses qui préparent la ville à l'exposition universelle. Ils rasent tout ! Et sur le bord des chantiers on trouve les préfa dans lesquels les ouvriers dorment à 20 par pièce sur des nattes. Ils travaillent surtout la nuit puisqu'il fait moins chaud. Le doux bruit du marteau piqueur nocturne... Et des restes de petits quartiers pas encore entièrement démolis, les marchés qui puent le poulet et les fruits de mer pas frais, la poussière partout qui se colle à la transpiration. Je me dis que pékin devait être dans cet état avant les jeux olympiques. je me dis aussi que ces villes évoluent à une vitesse prodigieuse. Je suppose qu'un jour leur niveau de vie sera tel qu'ils n'accepteront plus de travailler la nuit et de dormir en collectivité dans des dortoirs dégueulasses pour un salaire de misère. En même temps je lis un bouquin qui parle de l'exode rural et des familles jetées sur les routes. Encore une fois ce passage d'un extrême à l'autre.
je ne devrais pas le dire mais j'ai trouvé enfin ce que je cherche depuis longtemps : une belle calligraphie commandée par mon papa. Après en avoir vu des tonnes toutes similaires (l'imitation chinoise est un principe confucéen je crois) j'ai fini par trouver une petite boutique que le gars a ouvert devant moi, au momenyt où j'allais abandonner. Lui pas un mot d'anglais, moi pas un de chinois, ce fut difficile de se comprendre. Mais grace aux téléphone, à une amie chinoise speaking et un chinois pro d'internet, j'ai réussi à commander le poème que je voulais (sujet tenu secret pour le moment), à l'expliquer au monsieur calligraphe et j'ai eu le plaisir de le voir exécuter son oeuvre devant moi, sur sa table tachée, encombrée de pinceaux, de lettres, de papiers divers d'entrainement, de cendriers... Le tout dans un grand silence puisqu'on ne pouvait pas du tout se comprendre. c'était un très beau moment.
Ce soir last massage (on prend une heure et demie cette fois, aha ah!) et demain je reprends l'avion. Vous imaginez donc bien les noeuds dans mon estomac et les circuits contrariés dans mon cerveau. Merdi, je débarque. On peut venir me chercher à l'aéroport si on ne sait pas quoi faire. Sinon j'ai un train pour Marseille dans la journée même. Je crains d'être très naze en fait en rentrant. Je crains aussi de ne pas trouver d'autres trains aussi peu chers pour rentrer. Bref, juste quelques heures à paris je crois. Juste assez pour offrir quelques cadeaux à ceux qui seront sur mon passage...
Djaille djenn
Et plein, genre plein de baisers à ceux qui m'ont lue, commentée, suivie. J'ai beaucoup beaucoup pensé à vous aussi (même sûrement certains qui ne s'en doutent pas !!).
15:23 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
20.08.2009
Qui sait comment on dit "jeu de piste" en chinois ???
Buts de la journee : faire un tour en bateau et visiter le jardin du humble administrator.
Temps imparti : 4 heures
Handicaps : vous ne comprenez rien et vous portez votre sac de voyage. Ok, go !!!
Jai dabord longe le canal sur lequel je voulais naviguer, mais au dernier moment une page de magazine ma indique que je me trompais : taxi et va pour lautre bout de la route. Grace a mon mime exceptionnel du bateau sur leau, le taxi a compris ce que je voulais et ma amene de place en place, a chaque fois dans des endroits ou on ne pouvait pas memmener, sans que je comprenne bien pourquoi. Finalement, il appelle un ami et memmene dans un endroit hors de la carte merdique que javais... La, on me dit oui !!! Jachete un ticket et suit une petite dame qui mamene... dans un musee de la tapisserie, que je traverse au pas de charge, malgre ses incitations a contempler la beaute de leur art. Moi je reponds de mon petit mime. Sortie du musee, un bateau ! Je mapproche mais on me fait signe que non, pas le droit. Je pars alors rapidement pour semer la petite dame. Les rues sont jolies et pleines de lampions multicolores et elles longent un canal. Je suis sur la bonne piste ! Et la, un embarcadere. Jy cours, arme de mon sesame : nouvel echec ! Impossible de comprendre pourquoi, simplement, il y a deux endroits plus loin. Ok, je cours plus loin, a un autre embarcadere qui me renvoie - en angalis, please - au premier... Jy vais sana mon papier, mais bien sur la dame me reconnait. Elle parle des heures a un jeune garcon qui memmene... dans un musee !
La jai compris : je fais poinconner mon ticket. Un autre musee : je nentre me epas, je fais juste poinconner, ce qui nous fait beaucoup rire mon guide et moi. Et la... miracle, il est 11 heures, on mautorise a monter a bord !
Le bateau plein de chinois demarre, on passe au bord des maisons devant lesquelles les gens lavent leur linge et leur vaisselle. Les cuisines souvrent sur le canal pour certains. Dautres ont des jardinets. des filets de peche. Puis le paysage change, les jolies maisons font place a des immeubles, les ponts sont effondres... Et soudain, le bateau sarrete. Un passager descend. puis tout le monde me regarde, comme si je devais agir, le capitaine me montre une carte en chinois en me parlant, tout le monde se met a me parler dailleurs et je comprends quil vaut mieux que je descende. Ca a lair de tous les soulager !
Une fois descendue, comme je vais vers la droite, deux jeunes filles minterpellent et pointent le doigt vers la gauche. Conciliante, jy vais. En fait cest tiger hill, un parc loin de la ville et cher. Alors non, je trouve un touk touk amoureux de moi, tout fier de transporter une etrangere qui me ramene jusquen ville pour rien. Et la, devant le jardin du humble administrator, un homme propose des ballades en bateaux pas cheres du tout sur le canal central... Ah oui, mais il ne connait pas le jeu des poincons, lui!!
Tres beau jardin encore, abondant, des ouvertures rondes partout et des pavillons qui celebrent les saisons qui passent.
Train encore, pour Hangzhou (prononcez rangjo si vous voulez quon vous comprenne!)
Un hotel merveilleux, rouge comme un ecrin a bijoux avec une chambre adorable et le west lake (Xihu) juste en face. Un lac immense environne de monts dans une brume perpetuelle. Soiree en pleine estampe. Je reve...
17:20 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


